Lancement de la première réunion du comité de pilotage du plan fertilité et des travaux ministériels sur la santé périnatale et maternelle

Source : Lancement de la première réunion du comité de pilotage du plan fertilité et des travaux ministériels sur la santé périnatale et maternelle – Ministère de la Santé, de la Famille, de l’Autonomie et des Personnes handicapées

La fertilité ainsi que la santé périnatale et maternelle sont deux sujets étroitement liés, qui s’inscrivent dans le parcours allant du projet d’enfant aux premiers mois après la naissance, en accompagnant à la fois les parents en devenir et le bébé. Ils répondent à une même ambition : permettre à chacun de faire ses choix intimes de manière éclairée et de vivre ce parcours dans les meilleures conditions de santé possibles. L’état des connaissances, le niveau de structuration des politiques publiques et les besoins de terrain conduisent aujourd’hui à renforcer les modalités d’action en lien avec les professionnels et les parlementaires impliqués.

Fertilité : des mesures concrètes et un plan structuré

Sur la fertilité où 1 couple sur 8 connait des difficultés à la frontière des choix intimes et de la santé, le temps est à l’action. Les constats sont établis, les recommandations sont connues et le comité de pilotage se réunit pour la première fois afin déployer des mesures concrètes autour de la prévention, du dépistage et de l’accompagnement.

Le comité, co-présidé par Salomé Berlioux et le professeur Samir Hamamah, accompagne la ministre dans la mise en œuvre du plan fertilité. Le plan inclut 16 actions parmi lesquelles la première porte sur la création d’un portail national de référence sur la santé reproductive et la fertilité. Une autre mesure porte sur la diffusion d’une information ciblée, équilibrée et scientifiquement fondée, sur la
santé sexuelle et reproductive, à destination de l’ensemble des Français à l’âge de 29 ans pour éviter le « si j’avais su ». Cette démarche vise à renforcer le pouvoir d’agir des jeunes adultes, sans injonction ni pression sociale, et contiendra donc logiquement des informations sur la santé sexuelle et la contraception. Elle rappellera également que la fertilité est un enjeu partagé entre les femmes et les hommes et que les possibilités d’autoconservation des gamètes existent, sans qu’elles soient une solution miracle.

Ce plan inclut également la mise en place d’un parcours de soins dédié à la fertilité, la généralisation des plateformes PREVENIR, la poursuite de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose et le renforcement de la prise en charge du syndrome des ovaires polykystiques. La ministre souhaite développer l’auto-conservation ovocytaire avec l’objectif d’atteindre 70 centres en France d’ici2028 et lancer les travaux pour un système national de gestion des dons de gamètes et d’embryons, en lien avec les professionnels de terrain, notamment les centres de don. Enfin, la fertilité est intégrée comme priorité thématique dans les appels à projets de recherche du programme d’équipement prioritaire de santé des femmes pour renforcer la connaissance et l’innovation sur ces sujets.

Liste des 16 mesures du plan de lutte contre l’infertilité

Axe 1 : sensibiliser et prévenir

  • Création d’un portail national de référence sur la santé reproductive et la fertilité, accessible via Santé.fr, rassemblant des informations fiables, validées scientifiquement et adaptées aux différents âges de la vie.
  • Diffusion d’une information ciblée, équilibrée, à la fois sur la santé sexuelle et sur la santé reproductive, à destination de l’ensemble des Français et Françaises de 29 ans.
  • Renforcement de l’éducation à la santé reproductive en milieu scolaire, en lien avec l’Education nationale
  • Lancement d’une campagne nationale de communication, visant à améliorer la connaissance des enjeux de santé reproductive et à lutter contre les idées reçues.
  • Renforcement de la prévention des risques environnementaux et comportementaux.

Axe 2 : détecter précocement et mieux diagnostiquer l’infertilité

  • Amélioration du parcours de soins dédié à la fertilité via l’intégration d’une fiche dédiée à la fertilité dans « Mon bilan prévention » et les recommandations à venir de la Haute Autorité de Santé sur la santé pré conceptionnelle.
  • Généralisation des plateformes PREVENIR, afin de renforcer le repérage précoce des facteurs de risques liés aux expositions environnementales pouvant être responsables de troubles de la fertilité et d’orienter plus efficacement les patients.
  • Poursuite de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, avec une amélioration du diagnostic et de la prise en charge.
  • Amélioration du diagnostic du syndrome des ovaires polykystiques (SPOK),pathologie fortement associée à l’infertilité, encore insuffisamment diagnostiquée.

Axe 3 : prendre en charge : améliorer, élargir et mieux informer sur l’assistance médicale à la procréation

  • Déploiement de 30 centres nouvellement autorisés d’autoconservation des ovocytes, s’ajoutant aux 40 existants et lancer les réflexions pour l’ouverture de l’autoconservation des ovocytes aux centres privés à but lucratif, afin d’élargir l’offre et de réduire les délais d’accès.
  • Mise en place d’un système d’information national de gestion des dons de gamètes et d’embryons, pour améliorer la transparence, la traçabilité et l’efficience du système.
  • Mise en place d’un sondage national sur l’autoconservation, afin de mieux comprendre les motivations, les attentes et les profils des personnes concernées.
  • Amélioration de l’information des patients à l’assistance médicale à la procréation.
  • Amélioration de l’organisation des parcours au sein de chaque centre d’assistance médicale à la procréation via le lancement d’une mission de l’agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale.

Axe 4 : Faire de la France un leader dans la recherche et l’innovation sur la fertilité

  • Déploiement d’appels à projets ou volets thématiques pouvant porter spécifiquement sur la fertilité, en articulation avec les travaux existants sur l’infertilité et l’endométriose.
  • Structuration et renforcement du suivi épidémiologique, avec un suivi plus rapproché des indicateurs sanitaires de la santé reproductive masculine et féminine.

Santé périnatale et maternelle : un chantier méthodique et collectif

Sur la santé périnatale, le temps est celui de la méthode et de la construction d’un plan d’action. Les constats sont préoccupants : la France présente un taux de mortalité maternelle et infantile supérieur à celui de ses principaux voisins européens, la mortalité maternelle stagne et la mortalité infantile, notamment néonatale, augmente légèrement depuis 2011. À ces indicateurs dont les causes sont multifactorielles s’ajoutent des fragilités structurelles, avec une crise démographique touchant l’ensemble des professions en maternité et une vulnérabilité accrue de certaines structures, dans un contexte de baisse durable de la natalité.

Face à cette situation qui impose d’agir, la ministre lance un chantier national sur la santé périnatale et maternelle. Confiés à trois personnalités qualifiées – le professeur Loïc Sentilhes, le professeur Elsa Kermorvant et Eliette Bruneau – ces travaux visent d’abord à réaliser un diagnostic complet de l’organisation des soins périnataux, en s’appuyant sur les recommandations scientifiques, les travaux des sociétés savantes et de la mission d’information du Sénat de septembre 2024, ainsi que sur le rapport de l’IGAS en cours de finalisation. Ce diagnostic permettra ensuite d’identifier les leviers d’action et bâtir collectivement un plan d’action opérationnel.

Ces travaux couvriront l’ensemble du parcours périnatal, depuis la prévention avant et pendant la grossesse jusqu’au suivi post-natal, en passant par le fonctionnement des maternités, la gestion des urgences, la néonatologie et la prise en charge des publics les plus précaires et éloignés du système de santé. Les premières conclusions seront remises à la ministre d’ici juin 2026, avec l’objectif de concilier sécurité, qualité et équité des soins périnataux sur tout le territoire.

« Fertilité et périnatalité sont deux enjeux indissociables du parcours de vie, et chacun mérite aujourd’hui une approche adaptée et un accès égal à des soins de haute qualité et sécurisés pour garantir un accompagnement efficace et respectueux des familles et adapté aux enjeux démographiques du pays »
déclare la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées.


Contact presse

Secrétariat d’Ariane Vincent, conseillère presse et communication
Ministère de la Santé, des Familles, de l’Autonomie
et des Personnes handicapées
Cabinet de Mme Stéphanie Rist

Tél : 01 87 05 97 89
Mél : sec.presse.sfaph@sante.gouv.fr

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